Glissement et chute — votre entreprise est-elle protégée ?
En tant que propriétaire d’entreprise, vous avez bien sûr établi des procédures d’exploitation standard que vous et vos employés suivez au quotidien. Vous devriez faire de même pour les glissements et les chutes.
Les glissements et les chutes sont plus courants que vous ne le croyez. Entre 2002 et 2004, les glissements et les chutes au Canada représentaient plus de 50 % de tous les cas d’hospitalisation à la suite d’une blessure, et plus de 10 000 décès à l’hôpital.
Les glissements et les chutes sont la principale cause d’accident dans les hôtels, restaurants et édifices publics, et 70 % se produisent sur des surfaces planes et de niveau. Après les accidents d’automobile, il s’agit de la plus grande cause de décès accidentel et d’invalidité.
Si vos clients se blessent sur votre propriété, ils peuvent vous poursuivre. De nos jours, le nombre de poursuites en raison de glissement, de trébuchement ou de chute est à la hausse, et de plus en plus de tribunaux canadiens déclarent les entreprises coupables de négligence et accordent des indemnités supérieures aux blessés.
En observant un plan de gestion des glissements et des chutes proactif, vous pouvez vous protéger, vous et votre entreprise.
L’entrée est un lieu de glissement et de chute très courant. Une surface mouillée, des marches ou un pli dans le tapis sont des exemples de risques.
Disons qu’un malheureux accident se produit et qu’un client tombe en entrant dans le magasin. Il se relève rapidement, affirmant qu’il y a plus de gêne que de mal. Vous et vos employés penserez peut-être que tout va bien, et vous poursuivrez sans doute vos activités comme d’habitude.
Cependant, certaines blessures ne sont ressenties que quelque temps après l’incident. Et, bien que cela soit triste à dire, certaines n’apparaissent qu’une fois que le blessé commence à en discuter avec des amis et décide que l’incident constitue un moyen facile de gagner de l’argent.
Six mois après l’incident, on vous signifie qu’une poursuite a été engagée. Vous apprenez que M. Faux Pas n’a pas travaillé de juin à septembre (sur les conseils du Dr Congé) et ne pouvait pas faire l’entretien de sa maison (p. ex. tondre la pelouse), et que cette perte de qualité de vie est source de douleurs et de souffrances. Résultat ? Il vous réclame maintenant 75 000 $.
Si vous pensez à l’incident survenu six mois plus tôt, pouvez-vous répondre aux questions suivantes ?
— Quel temps faisait-il au moment de l’incident ?
— Vous rappelez-vous clairement les détails de l’incident ?
— Étiez-vous au magasin au moment de cet incident ?
— Quels étaient les employés en service ?
— Et si ces employés n’étaient plus à votre service et que vous ne saviez pas comment les joindre ?
— Qui était le client témoin de l’incident ?
Sans ces renseignements, il peut être très difficile de monter une défense efficace. Une trace documentaire complète rendra votre défense encore plus solide et vous fera gagner du temps, car vous n’aurez pas à fouiller partout pour essayer de trouver des détails.
Rapport de glissement et de chute — http://www.btac.org/files/Slip_Fall_form.pdf
Aviva Canada a créé un formulaire simple et rapide à utiliser en cas d’accident de la sorte. Il exige que vous notiez de nombreux détails auxquels vous ne penseriez peut-être pas autrement au moment de l’incident ou que vous ne vous rappelleriez pas à la barre des témoins.
Vous devriez instaurer une politique demandant que vous ou l’employé en service remplissiez ce formulaire (ou un autre similaire) chaque fois qu’un glissement ou une chute se produit. Le formulaire devrait être conservé pour consultation ultérieure, au cas ou l’incident referait surface dans six ou douze mois.
N’oubliez pas que vous devez élaborer un plan pour gérer les risques auxquels votre entreprise est exposée, parce qu’une entreprise protégée est une bonne affaire.
Si vous avez des questions sur l’assurance de votre entreprise, communiquez avec Scott sur le site www.bikeshopinsurance.com.


